Ma rencontre avec Prometra

C’est lors d’une rencontre pendant un stage d’Ecorituel vers Neuchâtel que j’entends parler de PROMETRA France. Des cercles de transe en lien avec la spiritualité africaine, me dit-on.

Je prends les infos, je rentre chez moi, nous sommes le 29 avril. Je prends contact avec la responsable de l’organisation pour m’inscrire pour le stage de septembre. Mon entretien avec Claire Jaillet-Dufour se passe bien, je sens un bon feeling. Je la sens bien ancrée, nous parlons de nos différents voyages entre l’Afrique et le Brésil. Quelques semaines plus tard, je reçois leur newsletter, ils organisent un festival d’été. Une nouvelle fois, je prends mon téléphone, m’inscrit et découvre que je pourrais co-voiturer avec un autre Suisse.

Me voilà, non sens appréhension, début août dans la voiture d’un parfait inconnu pour 8h de voyage. Cet inconnu, donc je tairais le nom, ne l’ai pas vraiment. C’est un journaliste d’exception qui a voyagé, raconté et vécu dans les pays du Sud. Ce trajet qui m’angoissait quelques peu, c’est avéré passer bien trop vite !
Nous parlons comme 2 pipelettes qui se connaissent depuis toujours.
Nous arrivons dans les Cévennes et ce hameau insolite nommé Aiguebonne.

Pour le festival, je me rends compte sur place que je m’étais un peu rapidement jeté à l’eau. Je n’avais quasi pas regardé le programme. Je me laisse donc porter. J’entre dans une yourte avec d’autres femmes assez bavardes et je m’endors le premier soir épuisée sous les tribulations de mes 2 partenaires de chambrée.

Première journée, je suis un peu perdue, mon nouvel ami journaliste est mon repère. Claire est ultrasollicitée, je n’ai que peu d’occasion de la voir.

Très rapidement, je découvre qu’Aiguebonne en été, c’est une rivière en bordure de prés, c’est des vaches en liberté, c’est du soleil mais surtout pleins de rencontres magiques !

Mes damoizelles de chambrée-Yourtes, je le découvre se nomme Nathalie et Carine et s’avèrent des femmes d’une grande gentillesse ! 

Nous nous rassemblons pour un moment de recueillement, les chants se suivent par-ci par-là. Un moment j’entends le chant de Yémanja de l’autre coté de la salle. Je suis la seule à avoir voyager au Brésil, un frère est dans la salle.

Claire nous invite à un 1er cercle d’union dans son temple. Son temple est à ciel ouvert, c’est comme au Brésil, c’est comme à la maison.

Je vous transmets sa prière pour le cercle d’union que je trouve magnifique :

“Je rends hommage à Dieu,
Au levant, au Zénith, au couchant.
Aux esprits de cette Terre d’Afrique et du Monde.
Que nos coeurs se rapprochent ainsi que nos mains.
Le cercle d’union que nous formons nous relie au passé et nous prolonge vers l’avenir.
Nos grand-parents le faisaient,
Nous sommes en train de le faire aujourd’hui
Pour permettre aux générations futures de perpétuer ce rituel.
Inspirons nous de la grandeur de ce symbole,
Imprégnons-nous de la profondeur de ce geste
et restons convaincus que main dans la main,
nous serons capables de relever tous les défis.”

Après ce cercle et cette profonde invocation, je sens l’énergie qui monte, je sens la protection du temple, je sens l’accueil de monde invisible.

Je vois Claire dans son rôle d’officiante, je suis touchée par sa présence. Elle nous invite à un moment de connexion pour la réconciliation entre l’Europe l’Afrique et l’Amérique.

Le reste du festival se déroulera toujours sous le même respect entre des moments profondément Sacré et de franche rigolade profane.

Je rencontre de magnifiques personnes… Le lien est fait, c’est en larme que je partirai une semaine plus tard que la date initialement prévue.

Le lien est fait au delà même de ma conscience.

En août, j’étais encore loin de me douter que j’allais y retourner presque 6 fois en 6 mois et ce festival va me mener aux portes du non-retour à Ouidah au Bénin.

Mais Prometra, c’est quoi ?

PROMETRA International est une organisation non-gouvernementale qui dispose de 26 représentations à travers le monde (Afrique, USA, Europe, Caraïbes, Océanie) dont le siège est à Dakar au Sénégal.

La mission de Prometra : 

Revaloriser les religions anciennes et la spiritualité universelle en tissant des liens entre les cultures à travers le monde.  

réintroduction judicieuse des médecines traditionnelles 

dans nos pratiques contemporaines »

Son Président, le Dr. Erick V. A. Gbodossou est un médecin gynécologue et psychiatre qualifié et un guérisseur traditionnel initié. Le conseil d’administration de l’organisation se compose de présidents des représentations nationales dans le monde entier.

Par son action, PROMETRA s’est donné pour mission de réintroduire de façon réfléchie et judicieuse les médecines traditionnelles dans les programmes de santé nationaux des pays africains.
Sa mission s’accomplit à travers le plaidoyer, la promotion culturelle, la recherche scientifique, l’éducation, les relations internationales et la réhabilitation des savoirs traditionnels pour un développement endogène durable. 

Docteur Erick V. A. Gbodossou a donc confié la branche française de PROMETRA à Claire Jaillet-Dufour. Claire, une femme discrète, que je soupçonne un peu timide mais une véritable force de travail et d’action. Son parcours de vie, je n’ai pu encore qu’effleurer la richesse de son histoire. Ce qui fera le contenu d’un article prochain.

Pourquoi me suis-je sentie touchée par la démarche de PROMETRA ?

Avant tout car, elle invite à un regard neuf sur les médecines traditionnelles du monde entier. C’est une invitation a lâché les préjugé pour accepter ce qui est.